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Julie Eynard, dirigeante de Morel - Lyon Presqu'île

22.7.2026

Julie Eynard (Morel - Lyon Presqu'île) : « Dynamiser son activité sans perdre sa singularité ! »

Si, pendant quatre ans, Julie Eynard a distribué exclusivement les produits Morel dans son magasin de Lyon Presqu’île tout en conservant son statut d’indépendante, elle a franchi un pas à l’automne 2025 en mettant l’enseigne Morel sur son magasin. Quelques mois après ce changement, elle livre aux lecteurs de Cuisines & Bains Magazine un témoignage inspirant, au cours duquel elle revient avec transparence sur ses hésitations, les bénéfices du réseau et les premiers effets concrets sur son activité. À elle la parole !

(Publi-rédactionnel)

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Cuisines & Bains Magazine. Comment définiriez-vous votre vision du métier et la philosophie de votre magasin ?

Julie Eynard. Nous créons des lieux qui reflètent le quotidien, la personnalité et l’âme de ceux qui nous sollicitent. Notre mission est de leur faciliter la vie en imaginant des espaces confortables et accueillants, dans lesquels ils pourront créer leurs propres souvenirs.

Notre magasin est un lieu intimiste, avec une identité forte et assumée. Nous y mettons en lumière le travail d’artisans et d’artistes lyonnais, parce que la création locale fait pleinement partie de notre univers.

Les clients ne viennent pas simplement rencontrer des vendeurs. Ils rencontrent des concepteurs passionnés, capables d’écouter leurs envies, mais aussi de leur proposer des idées auxquelles ils n’auraient pas forcément pensé. Notre objectif est de donner vie à des projets uniques, réellement personnalisés et sur mesure.

CBM. Avant de rejoindre le réseau, vous distribuiez déjà Morel depuis plusieurs années en tant qu’indépendante. Qu’est-ce qui vous a donné envie de franchir le pas et de mettre l’enseigne Morel sur votre magasin ?

J.E. Je revendais exclusivement Morel depuis quatre ans. Je connaissais donc déjà très bien les produits, l’entreprise et les équipes.

Ce qui m’a donné envie d’aller plus loin, c’est la nouvelle dynamique de la marque. La communication est devenue plus engagée, les partis pris plus affirmés et les engagements plus visibles. Cela m’a aussi amenée à porter un nouveau regard sur ma propre entreprise et sur la manière dont je voulais la faire évoluer.

Je me reconnais dans cette fabrication française à taille humaine, mais également dans la conscience environnementale de Morel.

Le modèle du réseau a aussi été déterminant. Je pouvais mettre l’enseigne sans renoncer à mon identité, continuer à travailler avec mes artisans et mes artistes lyonnais et conserver mon propre univers, tout en rejoignant une aventure plus grande.

CBM. Aviez-vous des craintes ou des hésitations avant de rejoindre le réseau Morel ? Avec le recul, étaient-elles justifiées ?

J.E. Ma principale crainte était de perdre mon indépendance et de rejoindre un fonctionnement trop proche de celui d’une franchise traditionnelle.

J’avais peur que le réseau nous impose progressivement une manière de travailler, une identité ou un modèle de magasin trop standardisé. En résumé, je craignais de perdre notre singularité et ce qui faisait l’âme du magasin.

Avec le recul, cette crainte n’était pas justifiée. Nous bénéficions aujourd’hui de l’appui, de l’image et des outils de la marque, tout en restant très libres dans notre manière de travailler, de concevoir les projets et d’accompagner les clients.

Nous continuons à collaborer avec nos partenaires locaux et à proposer des solutions qui nous ressemblent. Notre singularité n’a pas disparu : elle est au contraire devenue complémentaire de la force de la marque.

CBM. Concrètement, qu’est-ce que l’intégration au réseau Morel a changé pour votre magasin ?

J.E. Le passage sous enseigne m’a d’abord donné envie de créer un magasin à la hauteur de l’image que j’avais de Morel. J’ai eu envie de monter d’un cran, aussi bien dans la présentation du lieu que dans notre positionnement.

Lorsque nous avons installé le noueau logo Morel, plusieurs commerçants du quartier sont venus nous voir pour nous dire qu’ils trouvaient le résultat très beau. C’était assez révélateur : le magasin existait déjà depuis longtemps, mais l’enseigne lui a donné une nouvelle visibilité et a rendu son positionnement beaucoup plus clair.

Aujourd’hui, certains clients viennent parce qu’ils ont découvert Morel sur les réseaux sociaux, sur Pinterest, sur Instagram ou à travers une communication de la marque. L’enseigne nous apporte cette première force d’attraction.

Ensuite, ce qui fait la différence, c’est notre propre manière de travailler. Je demande régulièrement aux clients pourquoi ils nous ont choisis. La réponse qui revient le plus souvent est : « Vous êtes les seuls à nous avoir proposé quelque chose de différent. »

C’est exactement l’équilibre que nous recherchons : bénéficier de la notoriété de Morel tout en conservant un accompagnement très personnel et des propositions singulières.

CBM. Et pour vous, en tant que dirigeante, que vous a apporté cette nouvelle organisation au quotidien ?

J.E. Elle m’a surtout apporté du soutien.

Lorsque l’on dirige un magasin indépendant, on peut parfois se sentir seule face aux décisions, aux difficultés ou aux évolutions du marché. Aujourd’hui, je sais qu’il y a derrière nous une équipe qui travaille, qui développe des outils, qui fait évoluer la communication et qui construit la marque.

Je ne ressens pas la relation avec Morel comme une simple relation entre un client et un fournisseur. Il y a une forme de réciprocité. Nous faisons vivre la marque localement, mais la marque nous apporte également de la visibilité, des ressources et de la force.

Faire partie d’un réseau permet aussi d’échanger avec d’autres dirigeants qui rencontrent des problématiques similaires. Mentalement, cela change beaucoup de choses : on reste responsable de son entreprise, mais on ne se sent plus seule dans le même bateau.

CBM. Depuis le passage sous enseigne, quels effets concrets avez-vous constaté concernant votre activité ?

J.E. Les premiers résultats sont très encourageants.

Sur le premier semestre 2026, notre chiffre d’affaires a progressé de plus de 35 % par rapport à la même période l’année précédente.

Notre panier moyen a également franchi un cap important. Il se situait auparavant entre 12 000 et 15 000 euros. Il dépasse aujourd’hui les 20 000 euros.

Le passage sous enseigne s’est accompagné d’une évolution de notre positionnement et des projets qui nous sont confiés. Nous réalisons aujourd’hui des projets plus ambitieux, plus spectaculaires et souvent plus globaux, qui dépassent parfois la seule cuisine pour englober différents espaces de vie.

La nature de nos prescripteurs évolue également. Auparavant, nous travaillions principalement grâce à des recommandations d’agents immobiliers. Nous sommes désormais davantage identifiés par des architectes et par des clients qui recherchent une véritable proposition créative.

Cela nous permet aussi de sortir d’une logique centrée uniquement sur le prix. Bien sûr, le budget reste un sujet important, notamment dans les projets de rénovation complète. Mais nous pouvons aller plus loin dans la conception et dans la valeur apportée.

Nous ne vendons pas simplement un prix. Nous vendons un produit, un service, une marque et surtout une proposition adaptée au client. Nous cherchons à travailler au juste prix, avec des personnes qui comprennent la différence entre une offre standardisée et un accompagnement réellement sur mesure.

CBM. Morel se présente comme une « troisième voie », à mi-chemin entre l’indépendance totale et la franchise traditionnelle. Est-ce une réalité que vous retrouvez dans votre quotidien ?

J.E. Oui, complètement.

Morel n’est ni une franchise classique ni une simple relation entre un fabricant et un revendeur indépendant. C’est réellement une troisième voie.

Nous disposons d’outils communs, d’une communication nationale, d’une identité de marque forte et de l’accompagnement d’un réseau. Mais nous restons libres de définir notre manière de travailler, notre univers et l’expérience que nous souhaitons proposer à nos clients.

Pour moi, cette liberté est essentielle. Les clients viennent aussi chez nous pour notre personnalité, notre proximité et notre connaissance de Lyon. Nous devons pouvoir continuer à travailler avec des artisans locaux et à imaginer des projets qui ne ressemblent pas à ceux du magasin voisin.

Le réseau nous apporte un cadre et une force collective, sans nous enfermer dans un modèle unique. Je reste pleinement dirigeante de mon entreprise et libre de mes choix.

C’est cette complémentarité qui rend le modèle intéressant. Les clients peuvent être attirés par Morel, puis choisir notre magasin parce qu’ils se reconnaissent dans notre approche.

CBM. Que diriez-vous à un dirigeant indépendant qui hésite à rejoindre une enseigne pour développer ou pérenniser son activité ?

J.E. Je lui dirais de foncer ! Et de commencer par aller rencontrer l’équipe Morel et de prendre le temps d’échanger avec les membres du réseau.

Il est normal d’avoir peur de perdre son indépendance. C’était ma principale inquiétude. Mais rejoindre Morel ne signifie pas renoncer à son identité. Au contraire, le réseau peut permettre de mieux la structurer, de la rendre plus lisible et de lui donner davantage de portée.

Mon conseil serait de ne pas chercher à reproduire ce que font les autres. Il faut assumer pleinement sa singularité, dans le cadre défini par la vision de la marque.

© Charlotte Bron

Rejoindre un réseau, ce n’est pas non plus attendre que tout arrive d’en haut. Il faut aussi avoir envie d’être à l’écoute sur ses axes de progression, de se prendre en main pour faire évoluer ce qui doit évoluer, de participer à l’aventure, de partager ses idées et d’apporter sa pierre à l’édifice. C’est cette logique de partenariat qui m’a convaincue.

* Pour en découvrir plus sur le concept Morel, rendez-vous sur la page “ouvrir un magasin” sur le site de la marque.*

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